Selon le département américain de l'Education, les adolescents sont en France, 4,6 millions, soit près de 8% de la population française.
Selon une étude du Professeur Mc Neal, expert dans les études de marché sur les enfants, cette population dépense aux Etats-Unis 17 milliards de dollars chaque année et influence directement les familles pour un montant annuel de 188 milliards de dollars. En 2002, les enfants et les adolescents dépenseront 1,3 milliard de dollars d'achats sur le Net.
Voici les résultats de cette enquête.
- 75 % des garçons surfent depuis plus de six mois, contre 71 % pour les filles.
- 47 % depuis 1 an et plus, contre 40 % pour les filles.
- 82 % se connectent au moins trois fois par semaine, 73 % pour les filles.
- 11 % utilisent Internet pendant plus de trois heures d'affilée, contre 5 %.
- 16 % ont déjà effectué un achat sur Internet, contre 9 %.
- 79 % possèdent un e-mail, contre 74 %.
- Les jeunes ados parisiens utilisent Internet davantage que ceux de province.
- 81 % des ados parisiens surfent depuis plus de 6 mois, contre 73 % pour les ados de province.
- 89 % utilisent Internet au moins trois fois par semaine, contre 75 %, et 84 % possèdent leur adresse e-mail, contre 75 %.
- 75 % des garçons surfent seuls, contre 62 % pour les filles.
- 25 % surfent surtout entre copains, 33 % pour les filles.
- 5 %, quel que soit le sexe, surfent en famille.
Quid des risques « psychologiques » ?
Une petite minorité, plus fragile, peut devenir dépendante, c'est-à-dire penser que son bien-être ne peut passer que par Internet. Lorsqu'il en est privé, l'ado dépendant va jusqu'à dire que « ce n'est même pas la peine », sous-entendu de se lever. Il a du mal à supporter l'absence de sa tribu virtuelle : il a perdu sa capacité de solitude.
Les parents qui découvrent les discussions d'ados sur MSN les trouvent souvent choquantes...
C'est vrai que les jeunes y parlent beaucoup de sexualité, de façon à la fois très crue et normative. En réalité, ils ne sont pas aussi en avance que ce qu'ils écrivent face aux vrais enjeux d'une rencontre amoureuse. Le décalage pousse certains à s'inquiéter, à se demander s'ils ne sont pas « anormaux » parce qu'ils n'ont pas encore vécu telle expérience sexuelle à leur âge.
Quelques conseils pour les responsabiliser
1 - Fixez la durée maximale de connexion quotidienne.
2 - Sur les messageries instantanées, un pseudo peut cacher n'importe qui, y compris un cyberprédateur. Il ne faut surtout jamais aller seul(e) à la rencontre d'une personne rencontrée sur le Net, ni envoyer sa photo, ni brancher sa webcam à la demande d'un inconnu (il existe actuellement une mode qui consiste pour les jeunes filles à se déshabiller devant leur webcam... en ignorant généralement que la vidéo se retrouvera ensuite partout sur le réseau).
3 - Les forums de discussion sont plus dangereux encore que les messageries instantanées dans la mesure où l'on discute avec de « vrais » inconnus et non des personnes cooptées par son carnet d'adresses. Mieux vaut les éviter. À défaut, demandez-lui de rester sur des forums surveillés par un modérateur et dans des zones de conversation publiques, et de ne jamais divulguer son nom, son âge, son adresse ou son téléphone.
4 - S'il télécharge des fichiers en peer-to-peer, expliquez-lui qu'il encourt le double risque de recevoir un virus « accroché » au fichier et d'être accusé de piratage.
5 - Sur les blogs, l'anonymat est illusoire et les ados parlent souvent des autres à tort et à travers, rapportent leurs propos, publient des photos à leur insu, etc. Expliquez-leur bien qu'ils ne peuvent pas tout dire et tout écrire impunément, qu'ils risquent même, dans certains cas, des sanctions pénales...