La Cocaïne revient en flèche en France

Comme vous pouvez le constater les dégats de la drogue peut tous nous faire virer vers l'Enfer en quelques jours, quelques mois et très rarement sur quelques années car c'est TROP TARD.
Cette femme s'est détruite en l'espace de 10 ans.
Cette drogue s'appelle la Cocaïne. c'est une drogue des plus dures qu'il puisse exister.
Son indépendance est très rapide et s'en libérer est très difficile.


La cocaïne et le crack

La cocaïne se présente sous la forme d'une fine poudre blanche, extraite des feuilles de cocaïer, elle est le plus souvent « sniffée », mais elle peut aussi s'injecter ou se fumer. La cocaïne peut être coupée avec d'autres substances chimiques, ce qui accroît sa dangerosité. La consommation de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance physique et intellectuelle et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Après les premiers effets estompés, ils laissent place à une anxiété et à un état dépressif. La cocaïne lève les inhibitions et peut engendrer des passages à l'acte violents (viols, agressions, dépenses compulsives...) et des paranoïas aiguës.
L'usage régulier de la cocaïne endommage la cloison nasale (nécroses et lésions perforantes) et provoque des troubles du rythme cardiaque qui peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques. Ce produit amène une dépendance psychique importante et il devient difficile d'arrêter sa consommation régulière tant le besoin d'en reprendre est important. Les centres de désintoxication et les médecins aident au sevrage.
Depuis 10 ans, les infractions reliées aux drogues ont augmenté considérablement. Les drogues dures comme la cocaïne, le crystal meth et l'ecstacy gagnent en popularité.


LES INFRACTIONS RELIÉES AUX DROGUES

Cannabis: augmentation de 19 % au Canada de 1996 à 2006
Cocaïne: augmentation de 75% au Canada de 1996 à 2006
Autres drogues: augmentation de 97% au Canada de 1996 à 2006


En 2005 en France, 68 personnes sont officiellement décédées d'une overdose de médicament ou de stupéfiant. Des hommes pour la plupart, âgés en moyenne de 31 ans. Mais ce chiffre, tiré de l'étude DRAMES réalisée par l'AFSSaPS, ne serait que le pâle reflet d'une réalité bien plus sombre.

Les données provisoires pour 2006 enfin, font état de 146 décès. Un chiffre là encore à prendre avec des pincettes. « Il traduit en fait, non pas une augmentation du nombre de décès par overdoses en France, mais une participation plus importante des laboratoires », nuance la spécialiste. Une bonne chose donc pour la précision des données futures, puisque l'étude englobe désormais 80% des laboratoires médico-légaux du pays.

# Posté le vendredi 25 avril 2008 18:05

Modifié le mardi 20 mai 2008 15:21

Faisons attention à nos enfants...

Nom
Substance active

Classé comme
Types de préparations
Cannabis ou chanvre
THC (delta-9-tétrahydrocannabinol)


Stupéfiant dès 0,3% de THC.

Marijuana (herbe, pot, beuh, ganja... ) : Feuilles et sommités fleuries
Haschich (shit, hasch, teuch...) : Résine : pâte ferme de couleur variable

Huile de cannabis
Mode de consommation

Ingestion : boissons (tisane, mélange avec lait ) ou mets, pâtisseries (space cake), confitures
Inhalation : joint (cigarette de haschich et tabac ou uniquement de marijuana) ou «bong» (pipe à eau).


Types d'effet
Variables selon la substance (quantité, taux THC, mélanges... ), le consommateur (attentes, état d'esprit, tolérance ...) et le contexte.

En général :
à dose faible : euphorie, détente, bien-être, loquacité, rires ...
à dose forte : hallucination, crise d'angoisse, confusion, ...

Prix indicatifs

Marijuana : 5 à 10Euros/1gramme
Haschich : 5à 10Euros/1gramme
Huile : : 10 à 60Euros/10ML

Les jeunes se procurent du cannabis principalement auprès de leurs amis, environ un quart des consommateurs cultive ses propres plants, moins de 5% l'achète dans la rue.

Nombre de consommateurs

Chez les 15-19 ans :
45% environ ont consommé au moins une fois dans leur vie du cannabis.
24% sont actuellement consommateurs
7% consomment tous les jours.

A titre comparatif on estime qu'environ 4% des 45-59 ans sont actuellement consommateurs de cannabis.

MOTIVATIONS A CONSOMMER
J'ai un problème avec ma mère. J'ai beau lui expliquer que le joint ne mène pas forcément aux drogues dures ou qu'on n'en devient pas obligatoirement dépendant, elle ne parvient pas à me «lâcher». Comment lui faire comprendre que ce n'est pas la fin du monde s'il m'arrive occasionnellement de fumer ?

Consommer ponctuellement un produit n'implique pas forcément en devenir dépendant. La plupart des utilisateurs ne vont pas au-delà d'un usage occasionnel puis arrêtent après un certain temps. Nous pouvons distinguer plusieurs stades de consommation qui se réfèrent à des motivations différentes auprès des consommateurs :

Expérimentation
Fascination, curiosité, besoin de nouvelles expériences et sensations
Recherche de plaisir et de détente
Pression du groupe de pairs
On pense que tous les autres jeunes de son groupe d'âge ont déjà consommé
Beaucoup de mes amis me disent qu'après avoir fumé un joint on se sent très bien et que d'essayer, juste une fois ne nuirait pas à ma santé, que je ne risque pas de devenir dépendant de ça. Je voudrais juste connaître cette sensation d'être bien...

Usage récréatif et occasionnel
Recherche de plaisir, de convivialité, appartenance au groupe, recherche de sensations d'ivresse, s'éclater
L'accessibilité favorise la consommation sans la déterminer
Je fume des joints de temps en temps. Je trouve ça cool et je trouve pas que c'est pire que de boire de l'alcool. Je considère nullement l'herbe comme une vraie drogue mais comme quelque chose qui rend « joyeux » comme le vin pour certaines personnes.

Usage intensif et abusif
Inhibitions, dépression, conflits, carences affectives sont des facteurs de vulnérabilité pour passer d'un usage récréatif à un usage abusif
Motifs invoqués : ennui, oubli, fuite de la réalité...
Depuis le mois de juillet je me suis mis à fumer des joints. Au début c'était juste pour essayer et puis au fur et à mesure j'en ai pris de plus en plus souvent et puis maintenant j'en suis arrivé à un stade où je ne sais plus quoi faire, en plus ma copine n'aime pas ça du tout et voilà...

Dépendance Psychique :
Perte de maîtrise de la consommation, abandon d'autres sources d'intérêt au profit de la substance
La vulnérabilité individuelle peut influencer la sévérité de la dépendance
Je consomme du cannabis en moyenne 3-4joints par jour. Je ne sais pas comment faire pour arrêter. Ca me fait peur de consommer tant; j'ai déjà essayé d'arrêter mais je n'arrive jamais. Je dois toujours fumer et si je ne fume pas le soir je n'arrive pas à dormir.

RISQUES

La gravité de la situation est différente selon les motivations qu'invoque le jeune pour expliquer sa consommation de cannabis. Consommer quotidiennement pour fuir la réalité ou pour un effet particulier nécessaire pour faire face à la vie de tous les jours est bien plus inquiétant que fumer un joint de temps en temps pour passer un moment agréable entre copains.
Beaucoup de messages contradictoires circulent au sujet du cannabis. Tantôt substance banalisée, tantôt substance diabolisée, il est difficile de s'y retrouver... Le cannabis est une substance à faible neurotoxicité; toutefois une consommation chronique n'est pas sans dommages et plus particulièrement chez les enfants et adolescents pour qui une telle consommation peut poser des problèmes psychosociaux importants.

Que savons-nous actuellement ?
Une consommation ponctuelle présente surtout des risques qui sont de mal réagir à la substance (maux de tête, nausées, angoisses, panique...), risques d'accident si l'on accomplit des tâches requérant attention et concentration lorsque l'on est sous effet de la substance (conduire, utiliser des outils...), risques légaux, risque de répéter cette consommation de façon de plus en plus régulière.
Une consommation chronique peut provoquer des dommages au système respiratoire si le cannabis est fumé (comme le tabac), des risques de dépendance psychique, de flash-back ainsi qu'une diminution des capacités de la mémoire à court terme.
Certaines études montrent que la consommation de cannabis aurait des conséquences pour les systèmes immunitaire et hormonal... Mais ces résultats ne font pas l'unanimité chez les experts. Et actuellement nous ignorons si l'accumulation de THC (lors d'un usage régulier) provoque des dommages à moyen et long terme.

Le cannabis ne provoque pas de dépendance physique, c'est-à-dire que le corps ne réclame pas la substance lorsqu'on arrête de la consommer. Par contre il peut induire une dépendance psychique notamment chez les consommateurs réguliers qui peuvent perdre la capacité de maîtriser leur consommation et imaginer ne plus pouvoir vivre sans la substance.
Fumer un joint n'amèneras forcément à consommer d'autres substances comme on a longtemps imaginé. II est vrai que les consommateurs d'autres substances ont souvent auparavant consommé du cannabis mais tous les fumeurs de cannabis ne deviennent certes pas consommateurs d'autres drogues illégales.

Je ne pense pas que le cannabis soit le seul facteur qui explique les moins bons résultats scolaires de tes camarades... Même si fumer a effectivement un impact sur la mémoire.
Il y a peut-être d'autres éléments qui jouent un rôle: désintérêt pour l'école, ennui... Pendant longtemps on a pensé que la consommation de cannabis provoquait un syndrome d'amotivation... Actuellement nous savons qu'une consommation accompagne parfois cet état mais n'en est pas la cause.
Oui, c'est vrai. On n'a jamais décrit de cas d'overdose de cannabis qui ait pu mettre la vie d'une personne en danger comme c'est le cas avec l'alcool ou d'autres substances. On ne connaît pas de dose mortelle de cannabis. Mais selon l'état psychique de la personne (tristesse, envie suicidaire...) la consommation de cette substance peut faciliter un passage à l'acte.

Actuellement la consommation est toujours interdite, cela signifie que tu peux être appréhendé par la police; tu seras alors dénoncé auprès du tribunal des mineurs. En général celui-ci te convoquera avec tes parents afin d'évaluer la situation : l'infraction commise, s'il s'agit de la première infraction ou d'une récidive, mais aussi ta situation globale : scolarité, formation, projets, fréquentations, relations en famille... Et selon ta situation et la gravité de l'infraction le juge peut appliquer différentes mesures qui peuvent être un après-midi de réflexion, une amende, du travail d'intérêt public, un suivi ambulatoire par un organisme spécialisé, un placement en institution...

QUE FAIRE ?
Pourquoi à votre avis tout ce qui touche au cannabis provoque une telle panique chez bon nombre de parents (ce qui n'est pas le cas pour l'alcool, la nicotine ou les médicaments ?)

Difficile de savoir exactement si son enfant consomme et à quelle fréquence sans en parler ouvertement avec lui. La plupart des jeunes consomment sans que cela pose problème et leur entourage ne remarque parfois même rien.
II arrive aussi que certains parents apprenant la consommation de leur enfant imaginent le pire alors qu'il ne s'agit que d'un usage ponctuel.

Dans ces situations il s'agit ni de dramatiser ni de banaliser la consommation mais de comprendre ce qu'il en est et ce qui se passe.

Comment aborder ce sujet avec mon enfant ?

Tout d'abord... Garder son calme... Et essayer de ne pas adopter un discours alarmiste ou moralisateur. Plus on est informé soi-même au sujet du cannabis, moins on sera guidé par la peur. Exprimer sans reproche ce qui nous inquiète, expliquer que l'on ne cherche pas à tout prix à punir mais bien plutôt à comprendre ce qui se passe et au besoin à aider. Décrire les changements observés, les faits objectifs constatés (ex. non-respect de certaines règles familiales, mauvaises notes, abandon de certains loisirs, changement de fréquentations...) et discuter avec son enfant de ce que lui en pense. Parler de comment il va, de ce qu'il vit. Essayer de ne pas focaliser la discussion uniquement autour de la consommation de cannabis mais prendre en compte également d'autres dimensions de sa vie : son comportement en général, ses relations, l'école, ses loisirs, ... Ne pas hésiter à parler avec lui des conséquences possibles de sa consommation et de comment il envisage d'éviter ou de limiter ces risques : par exemple problèmes à l'école (ou à la place d'apprentissage), dommages pour la santé (poumons), risques de dépendance, risque que cette consommation influence les choix de vie qu'il doit faire à l'adolescence, problèmes légaux...

Quand la situation est-elle inquiétante ?
La consommation de cannabis est banalisée par de nombreux jeunes qui n'y voient aucun problème ... Et qui, par conséquent, ne voient aucune raison de chercher de l'aide ou de suivre un traitement. Toutefois lorsqu'il y a manifestement d'autres signes indicateurs d'un mal-être, il est indispensable de réagir (isolement, humeur fluctuante, réactions extrêmes...). De tels signes peuvent indiquer qu'il y a un usage problématique de la substance mais ils sont parfois symptômes d'un autre problème masqué par la consommation comme par exemple une dépression. Dans ces situations il faut absolument parler de ce qui pose problème (au-delà de la consommation), chercher des solutions et ne pas hésiter à s'adresser à des professionnels qui peuvent aider et conseiller aussi bien le jeune que ses parents.

Que faire si mon enfant consomme du cannabis ?
Souvent les parents cherchent à limiter voire à faire stopper la consommation de leur enfant en supprimant son argent de poche... ce moyen permet effectivement parfois d'atteindre l'objectif visé mais cela peut aussi inciter le jeune à se livrer à du trafic ou à voler pour acheter du cannabis. Une autre réaction courante est de contrôler les fréquentations de son enfant, voire même de dénoncer ceux qui le fournissent en cannabis. On peut également l'obliger à faire des contrôles d'urine... Et que faire s'ils sont positifs ? De telles mesures ont souvent un effet limité et empêche dialogue et confiance pourtant indispensables pour savoir ce qui se passe vraiment et pour chercher des solutions constructives. On peut ainsi passer un "contrat" avec son enfant et fixer des objectifs clairs : par exemple limiter les lieux de consommation (pas à l'école ni à la maison), limiter la fréquence (pas pendant la semaine), éviter certains risques (pas de conduite après avoir consommé, pas de conséquences négatives sur l'ambiance familiale, ni sur les performances scolaires...). II importe de fixer un délai pour faire le bilan du contrat. II n'existe pas de règles types en la matière : les conditions doivent être discuter de cas en cas selon la situation et le contexte.

# Posté le vendredi 25 avril 2008 12:21

Modifié le vendredi 02 mai 2008 15:44

Soyons responsable de Notre Conduite...

On ignore encore trop souvent que le risque lié à l'alcool ou au cannabis au volant commence bien avant l'ivresse. Cet automne, la Sécurité routière est en campagne pour faire prendre conscience à l'ensemble de la société française que conduite et alcool (ou cannabis) sont incompatibles. la revue fait le point sur les dangers de l'alcool et les nouvelles sanctions.

Le risque "alcool"
On estime qu'en moyenne, le nombre de conducteurs alcoolisés [1] sur les routes de France ne dépasserait guère 2 % de la totalité des conducteurs en circulation. Ce qui représente tout de même 20 conducteurs dangereux rencontrés chaque heure, soit un toutes les trois minutes ! En termes de risque, ce n'est pas négligeable. La preuve : dans les accidents mortels, on relève un taux d'alcoolémie excessif [1] chez quelque 30 % des conducteurs impliqués [2] (et même chez 45 % d'entre eux lorsque le véhicule accidenté est seul en cause). Le risque "alcool" est aussi présent dans 10 % des accidents corporels (mais plus de 20 % s'il s'agit d'un accident à un seul véhicule). Et dans les contrôles effectués à la suite d'une infraction, près de 5 % des conducteurs présentent une alcoolémie trop élevée.


Les effets de l'alcool sur la conduite
Même à faibles doses, l'alcool agit directement sur le cerveau. Des perturbations interviennent dès 0,3 g/l, mais deviennent plus sensibles à partir de 0,5 g/l. Voici, par ordre décroissant de dangerosité, les effets constatés :
- un conducteur, habituellement prudent, se prend à sous-évaluer les risques et à transgresser les interdits ; parce que l'alcool le désinhibe, il va rouler plus vite, doubler sans visibilité, etc.,
- sa vigilance et sa résistance à la fatigue diminuent,
- la coordination des mouvements est perturbée,
- le champ visuel est modifié ; il rétrécit, entraînant une mauvaise perception latérale (danger aux intersections) ; la perception du relief et de la profondeur (donc des distances) est modifiée (danger dans les dépassements),
- le temps de réaction visuelle augmente ; même avec une alcoolémie légèrement positive, la durée de réaction augmente de 50 %, ce qui fait la différence en cas de freinage d'urgence !
- la sensibilité à l'éblouissement s'accroît.


Le calcul des taux d'alcoolémie
À partir de 0,5 g d'alcool par litre de sang (ou 0,25 mg d'alcool par litre d'air expiré), on dépasse la limite légale. Comment calculer ce taux en l'absence d'appareil de mesure ? On admet qu'un verre de boisson alcoolisée contient environ 10 grammes d'alcool pur, et cela, quelle que soit la boisson. Mais il faut savoir que la même quantité d'alcool ingérée par deux individus ou même par un seul individu à des moments différents entraînera des taux d'alcoolémie variables. La constitution corporelle et le sexe du buveur [3] jouent en effet un rôle important. Ainsi, on estime que pour ne pas dépasser 0,5 g/l, un homme peut boire un verre de vin par tranche de 28,5 kg et une femme un verre par tranche de 33 kg. Autrement dit, un homme de 70 kg peut boire deux verres et demi alors qu'une femme de 50 kg doit s'en tenir à un verre et demi pour rester dans les limites prescrites. Ces doses, calculées à jeun, peuvent cependant être augmentées si l'alcool est ingéré au cours d'un repas. À l'inverse, elles doivent être minorées en cas de maigreur, de fatigue, de forte chaleur, de prise de médicaments, etc. Aussi, la Sécurité routière recommande de ne pas dépasser deux verres d'alcool.

L'élimination
À jeun, on ressent l'effet maximum environ une demi-heure après l'absorption, et une heure s'il est pris au cours d'un repas. C'est le foie qui, par un processus d'oxydation, permet l'élimination de l'alcool. Mais ce processus est lent : entre 0,10 g et 0,15 g d'alcool dans le sang par heure. Pour calculer le moment où l'on peut reprendre le volant après avoir bu, il faut donc partir du moment où le taux d'alcoolémie maximum est atteint. Un exemple concret : au cours d'un dîner, M. et Mme C. boivent chacun, entre 20 h et 22 h 30, deux apéritifs, trois verres de vin et un digestif. Mme C., très menue, atteint un seuil d'alcoolémie de 1,20 g/l vers 23 h 30 et devra attendre 4 h 30 du matin pour repasser sous la barre des 0,5 g/l, alors que son mari, grand et fort, ne dépasse pas 0,8 g/l et pourra reprendre le volant à 2 h du matin. Cette élimination lente explique que, chez un consommateur régulier, il reste souvent un petit résidu d'alcoolémie. De ce fait, le taux légal peut être dépassé après seulement un verre ou deux... parce que les doses ingérées la veille n'ont pas encore été complètement éliminées.

La guerre aux idées reçues
Moi, je "tiens bien l'alcool"; même après plusieurs verres, ma lucidité reste totale.
Faux. Lorsqu'on boit de l'alcool régulièrement, on en perçoit moins les effets, mais cela ne change rien au taux d'alcoolémie... et pas grand-chose aux effets néfastes sur la conduite (mauvaise perception du danger, baisse de la vigilance, réflexes troublés, restriction du champ de vision, etc.).


Quand j'ai trop bu, j'avale un café fort et salé (ou plusieurs verres d'eau, une aspirine, etc.) et je peux conduire sans problème...
Faux. Il faut en moyenne 90 min pour que le corps élimine un verre de boisson alcoolisée. Et quoi qu'on fasse, boire de l'eau, du café, trois aspirines ou marcher à l'air, cela ne permet pas d'éliminer plus vite. La seule recette : attendre.


J'ai un peu trop bu, mais je sens que je peux conduire...
Faux. Justement, le problème majeur lorsque l'on a bu, c'est qu'on n'est plus à même de juger ce qu'on est apte à faire ou à ne pas faire. L'alcool crée un sentiment d'euphorie fort dangereux car il laisse supposer que tout est possible. Y compris de prendre le volant alors qu'il vaudrait mieux dormir sur place, par exemple.


Quand je conduis, je ne bois jamais d'alcool fort... mais du vin ou quelques bières à table, c'est sans danger.
Faux. On ne le répétera jamais assez : un demi de bière, c'est 25 cl à 5°, un ballon de vin, c'est 12,5 cl à 10 ou 12° et un whisky ou un pastis, c'est 3 cl d'alcool à 40°. Et à chaque fois, cela représente à peu près 10 g d'alcool pur. En revanche, il est vrai qu'absorber de l'alcool pendant un repas n'a pas le même effet qu'à jeun, mais dans des limites bien précises.


En fait, ce sont les alcooliques qui provoquent les accidents, pas ceux qui consomment "normalement".

Faux. Dans 85 % des accidents mortels liés à l'alcool, les responsables sont des buveurs occasionnels. Des gens "normaux" qui, sortant d'une fête de famille, d'un repas d'affaires ou d'un pot entre amis, ont consommé un peu plus que de coutume et ont repris le volant sans la moindre conscience du danger.
[1] C'est-à-dire qui ont un taux supérieur à 0,5 g/l de sang.
[2] 29,7 % selon les statistiques de l'ONISR et 32 % selon la base de données "Réagir".
[3] Les femmes ont une densité graisseuse plus importante qui les rend plus vulnérables à l'absorption d'alcool.


90 minutes
Il faut en moyenne 90 minutes pour que le corps élimine un verre de boisson alcoolisée.

30 %

Dans les accidents mortels, on relève un taux d'alcoolémie excessif chez environ 30 % des conducteurs impliqués.

# Posté le vendredi 25 avril 2008 10:31

Modifié le mardi 20 mai 2008 08:39

Le cannabis et les jeunes...

La consommation de cannabis est à la une de l'actualité et le médecin de premier recours est de plus en plus souvent confronté aux questions de parents Inquiets ou aux adolescents eux-mêmes dont certains sont dans le déni ou la banalisation par rapport à leur consommation de psychotropes en général. Les publications récentes permettent de faire le point sur les connaissances et les questions relatives à l'usage de cannabis et à ses conséquences pour la santé. L'entretien clinique est un moment privilégié au cours duquel Impliquer parents et adolescents dans un bilan permettant de faire un diagnostic de consommation problématique en explorant l'utilisation de produits et ses conséquences sur la vie scolaire, professionnelle ou sociale. Le contact de l'adolescent avec le médecin pour une raison ou une autre devrait être l'occasion d'un dépistage des habitudes de vie et en particulier des consommations de cannabis, d'alcool ou de tabac

JOINTS :

Un ado sur deux s'adonne régulièrement à la fumette. Pour se sentir mieux. Mais ce n'est pas sans risque pour leurs facultés intellectuelles.

Légal ou non, peu importe. Les jeunes ne s'arrêtent pas à ce "détail" pour consommer du cannabis. Et ils s'y mettent toujours plus jeunes. Pour oublier le stress, leurs problèmes, le manque d'assurance. Faut-il s'en inquiéter ? Quels sont les risques pour leur santé ? Le point avec le Dr Marina Croquette-Krokar, responsable du service d'abus de substances au Département psychiatrique de l'Hôpital cantonal de Genève.
Il semble qu'il y a de plus en plus de jeunes qui fument du cannabis, c'est exact ?
Oui. La consommation a quadruplé ces quinze dernières années. Par ailleurs, les jeunes fument de plus en plus tôt.


C'est-à-dire ?
A partir de 11 ou 12 ans. Et les quantités qu'ils consomment sont toujours plus importantes.


Ça s'explique comment ?
Les premières raisons évoquées, quand on leur pose la question, c'est la recherche de plaisir et d'euphorie, mais aussi le stress, les conflits personnels, les difficultés de s'affirmer. Certains utilisent le cannabis comme calmant.


C'est aussi pour faire comme les autres ?
Au départ, oui, d'autant qu'ils ont l'impression - fausse d'ailleurs - que tout le monde fume. Ils essaient aussi pour mieux s'intégrer. Mais, ensuite, s'ils continuent à consommer régulièrement, c'est parce qu'ainsi ils se sentent plus calmes, moins anxieux.


Quels dangers courent-ils en fumant ?
Le problème le plus important est au niveau scolaire. Le cannabis agit sur la concentration et sur la mémoire. Par conséquent, les jeunes qui fument des joints se retrouvent vite en situation d'échec à l'école.


Les effets sont irréversibles ?
Non. Quand on cesse la consommation, on retrouve toutes ses aptitudes. Mais ça peut prendre du temps... Il faut parfois jusqu'à un an d'abstinence
.

Est-ce qu'on peut limiter les dégâts, tout en continuant à consommer ?
Le mieux, évidemment, c'est de ne pas fumer du tout. Si ce n'est pas possible, il faut en tout cas éviter de le faire le matin avant l'école ou durant les pauses, et fumer plutôt le soir. Et surtout ne pas mélanger le cannabis avec d'autres produits.


Et sinon, au niveau santé, y a-t-il des risques ?
Oui, sur le plan physique et psychique. La consommation de cannabis peut, dans de très rares cas, déclencher des schizophrénies. Mais la majorité des jeunes vont bien.


Les parents devraient toutefois s'inquiéter ?
Il ne faut pas dramatiser. Mais il ne faut pas banaliser non plus. Si on a un enfant qui consomme du cannabis, il faut se poser des questions. Essayer de comprendre quelles sont les raisons et comment on peut l'aider. Il faut toujours privilégier le dialogue.


Mais comment se rendre compte qu'il fume ?
Il faut être attentif aux signes d'alarme. Si un jeune a des troubles du sommeil, des troubles alimentaires, qu'il s'isole ou se replie sur lui-même, qu'il abandonne ses loisirs habituels, comme le sport, ou se montre nerveux ou agressif, peut-être qu'il cherchera une solution à ses difficultés en consommant du cannabis.


Peut-on faire une overdose au cannabis ?
Non, car il n'existe pas de récepteurs cannabinoïdes au niveau du tronc cérébral, partie du cerveau qui contrôle les fonctions vitales de l'organisme. Cela étant, la teneur en THC, la partie active du cannabis, n'a plus rien à voir avec le chanvre que l'on fumait dans les années 1970. Elle était de 2% et aujourd'hui elle atteint jusqu'à 30%. Cela étant, le cerveau continue à se développer jusqu'à l'âge de 18 ans. Et comme le cannabis agit au niveau du cerveau, aujourd'hui on ne sait pas exactement quelles conséquences cela peut avoir à plus long terme
.

# Posté le vendredi 25 avril 2008 09:49

Modifié le vendredi 25 avril 2008 11:27

Ames sensible s'abstenir - Alcool au volant


L'alcool au volant :

Il est interdit de conduire avec un taux d'alcool pur dans le sang égal ou supérieur à 0,5 g par litre de sang, soit 0,25 mg d'alcool par litre d'air expiré. Au-delà de cette limite, le conducteur compromet gravement la sécurité de ses passagers et des autres usagers de la route. Il encourt également de lourdes sanctions.

Quand peut-il y avoir dépistage du taux d'alcoolémie ou alcootest ?
Les forces de police et de gendarmerie peuvent pratiquer des dépistages dutaux d'alcoolémie des automobilistes et des accompagnateurs d'élèves conducteurs :

en cas d'accident de la circulation ayant occasionné un dommage corporel, même si l'automobiliste n'en est pas responsable.
en cas d'infraction au code de la route, même en dehors d'un état d'ivresse manifeste.

ATTENTION : des dépistages peuvent être également ordonnés par le procureur de la République ou les officiers de police, en dehors de toute infraction ou accident de la circulation.

Qu'est-ce que la vérification du taux d'alcoolémie ?
La vérification du taux d'alcoolémie permet d'établir avec certitude si vous dépassez ou non les taux d'alcool autorisés. Elle vient affirmer ou infirmer les résultats d'un simple alcootest.

Elle intervient :
en cas de dépistage positif
si vous refusez de vous soumettre au dépistage simple par alcootest.

Elle est pratiquée alors :
soit par prise de sang et examens médicaux
soit au moyen d'un appareil homologué mesurant le taux d'alcoolémie dans l'air expiré, appelé éthylomètre.

Quelles sont les sanctions en cas de dépassement du taux d'alcoolémie ?
Taux d'alcool compris entre 0,5 et 0,8 gramme par litre de sang : vous risquez une amende forfaitaire de 135 Euros et la perte de six points sur votre permis de conduire. En cas de comparution devant le tribunal (par décision du procureur de la République ou de contestation de l'amende forfaitaire), vous risquez également une suspension du permis de conduire.
Taux d'alcool supérieur à 0,8 gramme par litre de sang : vous risquez d'être puni de 2 ans d'emprisonnement, de 4 500 euros d'amende et une suspension ou une annulation de votre permis. Ce délit donne également lieu à la perte de six points du permis de conduire.

L'aggravation de la sanction :

Association avec des stupéfiants : vous encourez 3 ans d'emprisonnement et 9 000 euros d'amende.
Récidive : vous risquez, en plus des sanctions pénales, l'annulation de votre permis, pour une durée pouvant atteindre dix ans.
Auteur de dommage corporel : l'amende sera portée à 30 000 euros si vous occasionnez des blessures graves et vous serez passible d'un emprisonnement pouvant aller jusqu'à 10 ans et d'une amende pouvant atteindre 150 000 euros si vous provoquez la mort d'un autre usager de la route.

ATTENTION : Si vous refusez de vous soumettre à une vérification du taux d'alcoolémie, sauf en cas de contre-indication médicale précise, vous encourez les mêmes sanctions qu'en cas de dépassement du taux de 0,8 g pour mille d'alcool dans le sang.




# Posté le jeudi 24 avril 2008 20:15

Modifié le mardi 20 mai 2008 08:32

Scooters, motos et ados...

Près de 60% des enfants de 11 ans ont déjà bu de l'alcool.

Les premiers résultats d'une enquête coordonnée par le service médical du rectorat de Toulouse, réaffirment la prééminence de l'alcool à l'adolescence.

L'expérimentation est très précoce puisque plus de 6 élèves de 11 ans sur 10 sont concernés et plus de 8 sur 10 à 15 ans.
Parmis ces mêmes élèves de 15 ans, 6 sur 10 ont bu au cours du dernier mois, l'ivresse au cours du dernier mois concerne 1 garçon sur 5 et 1 fille sur 8. Les principales boissons alcoolisées consommées sont plutôt sucrées et faiblement alcoolisées : le cidre est le produit le plus souvent cité quel que soit l'âge des élèves.

Quasi inexistant à 11 ans, extrêmement faible à 13 ans (5%) l'expérimentation de cannabis est déclarée par près de 3 élèves sur 10 à 15 ans.


Petit clin d'oeil pour remercier Jérôme Levesque Président de ze-video.com pour sa gentillesse et son soutient....

# Posté le jeudi 24 avril 2008 19:25

Modifié le mardi 20 mai 2008 19:04

Dès le plus jeune âge, nous aimons "conduire..."

Le cyclo n'est pas un jeu.

Comme chaque année, les cyclos ressortent pour les beaux jours.

L'euphorie printanière et l'adieu à l'hiver encouragent les ados à sortir davantage.

Or, comme pour tout moyen de transport, il y a des règles à connaître et à appliquer pour circuler en toute sécurité.

Certaines scènes peuvent faire rire, mais soyons raisonnables.....TOUS moyens de locomotions reste TRES dangereux.....

# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:24

Modifié le dimanche 18 mai 2008 19:29

Souvenirs, quand il n'y a plus que ce mot la pour parler de quelqu'un......

Souvenirs, quand il n'y a plus que ce mot la pour parler de quelqu'un......
Juste 20 ans et tout bascule.
On n'a pas eu le temps de te dire au revoir et
Nos derniers souvenirs se bousculent.
Avant sera le dernier mot de ton histoire mais
Ton passage resteras dans ce monde,
Hors du commun et innoubliable.
Amitié, amour, à TOUS tu
Nous manqueras....

# Posté le samedi 26 avril 2008 13:21

Modifié le mardi 20 mai 2008 15:30